Personne ne peut s’arroger le droit de dire qu’il sait tout sur la fête et qu’il peut prendre des décisions en conséquence. C’est un phénomène complexe qu’il est irresponsable de vouloir gérer comme une simple péripétie adolescente dans un univers bien policé. 
Une bonne gestion de la fête serait de partager les responsabilités de sa gestion publique, en laissant aux négociations de proximité les solutions pour trouver les équilibres dans le mieux vivre ensemble

Penser la gestion publique de la fête c’est prendre acte de l’allongement de la jeunesse, de l’augmentation du temps libre, de l’absence de perspectives, de la disponibilité de produits…, et c’est aussi assumer collectivement nos responsabilités d’adultes : penser le temps de la nuit, échanger sur nos usages de la ville, valoriser la place des expressions culturelles des habitants, accueillir leur foisonnement d’idées et d’initiatives.

La fête n’est pas juste une affaire privée, mais un haut lieu de la société, et c’est seulement par la co-construction entre jeunes, adultes, élus et professionnels que la fête pourra retrouver toute sa place et sa signification, et contribuer ainsi à améliorer notre vivre ensemble.