colloque

Quelle est aujourd’hui la place de la fête dans nos sociétés urbaines, en particulier la nuit ?

Alors que différents acteurs (chercheurs, collectivités publiques, citoyens) s’interrogent sur la ville fonctionnant 24h sur 24, la question de la fête et des horaires nocturnes implique de s’interroger sur des sujets connexes tels que les transports de nuit (nouveaux horaires, nouvelles lignes…), l’offre culturelle et de loisirs la nuit, l’ouverture des équipements publics (salles de sports, bibliothèques, équipements de quartier…), des commerces, et établissements privés permettant les rencontres et les expressions festives…

L’évolution des pratiques festives, associée à la concentration des lieux de fête, apporte des éléments d’explication sur les conflits d’usages entre des habitants soucieux de leur tranquillité et des consommateurs des lieux de nuit. Néanmoins, le dialogue entre les principaux acteurs concernés (pouvoirs publics, citoyens, responsables d’établissements privés, organisateurs de soirées, chercheurs…) reste parfois difficile et les occasions de s’exprimer sur ces questions sont rares.

Aujourd’hui, la fête est plurielle. Elle est complexe et elle ne peut être abordée d’un seul point de vue. Certes, des actions ont été menées localement pour tenter de répondre aux problèmes observés. Cependant la fête en ville la nuit est devenue « un champ de bataille, de recherche et d’expérimentations » nécessitant qu’une réflexion collective soit engagée. L’association Adrénaline propose ainsi d’entamer les débats en soulevant les questions suivantes au sein de trois ateliers :

Atelier 1 : Les pratiques des populations festives nocturnes :

Quelles sont les caractéristiques de ces différentes populations ? Que recherchent-elles dans leurs pratiques festives ? Quels sont leurs rythmes hebdomadaires travail – études – repos – vie familiale – sorties ? Comment se déplacent-elles ? Comment se caractérisent leurs pratiques festives : relations sociales, lieux privés et/ou publics, musiques, divertissements, drogues, sexualité… ? A quels risques sont ils conscients d’être confrontés ?

Atelier 2 : La législation encadrant l’offre festive nocturne :

Quelles sont les réglementations en vigueur ? Quelles sont leurs évolutions depuis une dizaine d’années ? Quelle coopération entre les préfectures et les municipalités ? Quelles sont les relations, les pratiques de négociations entre, d’un côté, les collectivités publiques et, d’un autre côté, les acteurs privés ? A quels types d’aménagements des réglementations les négociations qui ont eu lieu ont-elles pu conduire ?

Atelier 3 : Les évolutions des pratiques des acteurs privés :

Comment les établissements privés de vie festive nocturne s’adaptent-elles aux nouvelles réglementations (horaires de fermeture, décret anti-bruit, prévention de l’alcoolisme) ? Les établissements privés peuvent-ils répondre aux nouvelles pratiques festives des populations ? Comment les acteurs associatifs s’adaptent aux évolutions des pratiques festives nocturnes ? Comment la prévention peut prendre en compte, en plus des aspects cognitifs, les enjeux sociaux de la fête ?