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PROGRAMME
DU COLLOQUE
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De
gauche à droite :
Normand
Filion,
Véronique Nahoum-Grappe,
Christophe Moreau,
Benoît Careil
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LUNDI
6 DECEMBRE
20h30/22h30
à la Maison des Associations, 6 Cours
des Alliés, métro Charles de Gaulle
Table-ronde : La fête réussie
- Résultats de l'enquête
d'Adrénaline et de Jeudevi
Avec Christophe Moreau, sociologue
à Jeudevi, chercheur au LARES/Université Rennes
2
et Véronique Nahoum Grappe,
anthropologue, chercheuse à l'EHESS
Qu'est-ce pour vous qu'une fête réussie ? Et une
fête ratée ?
Ces questions et de nombreuses autres autour des dimensions positives
ou négatives de la fête, ont permis de mieux connaître
la relation entre les personnes et la fête et de mesurer
quantitativement les différentes attentes des populations
; 1000 personnes ont été interrogées en Bretagne,
jeunes et moins jeunes, actifs et non actifs, urbains et ruraux,
y compris des personnes de nationalités étrangères.
Les résultats de l'enquête menée depuis un
an par l'équipe de Jeudevi seront exposés et débattus
avec des spécialistes et le public.
MARDI 7 DECEMBRE
09h30/12h30
Salle de la Cité, 10 rue St Louis,
métro Ste Anne
Table ronde : Les rassemblements festifs dans l'espace public
avec Normand Filion, sociologue,
Centre d'étude et de recherche Travail Organisation Pouvoir,
Université de Toulouse - Le Mirail, Véronique
Nahoum Grappe, anthropologue, chercheuse à l'EHESS
et
Christophe Moreau,
sociologue à Jeudevi, chercheur au LARES/Université
Rennes 2
Les riverains se plaignent des nuisances et des dégradations,
les parents s'inquiètent des risques sanitaires dus à
la consommation excessive d'alcool et à l'ampleur de ces
rassemblements non-organisés, les pouvoirs publics, désemparés,
hésitent à interdire, à réprimer ou
à accompagner, l'opinion publique ne comprend pas les excès
de certains jeunes et s'alarme du nombre d'arrivées aux
urgences à chaque rassemblement.
Depuis les années 1950 dans les sociétés
industrielles, chaque décennie voit une évolution
des pratiques festives des jeunes, et de leur mode d'organisation.
Mais quelque soit la génération, se regrouper par
centaine reste une constante. Depuis 2004, à Rennes, les
regroupements d'étudiants le jeudi soir et de lycéens
le vendredi sont devenus une habitude.
Le succès des réseaux sociaux auprès des
jeunes ont, en 2010, donné une ampleur inédite,
et souvent dangereuse par leur
gigantisme, à ces rassemblements annoncés sans être
organisés.
Au-delà des mesures indispensables de prévention
des risques sanitaires et sécuritaires, il nous parait
important de comprendre les rassemblements actuels, par des approches
croisées de sociologues et d'anthropologues, en observant
les rassemblements passés et l'évolution de la société
contemporaine au sein de laquelle ces nouveaux types de rassemblements
émergent.
14h30/17h30 à la Maison des Associations,
6 Cours des Alliés, métro Charles de Gaulle
Présentation
du dvd participatif de prévention "Alcool, drogues
et trajectoires à risque"
L'approche
relationnelle dans la prévention et la réduction
des risques
Diffusion du pré-montage du documentaire
" Gus " suivi d'un débat
Avec
des intervenants en réduction des risques de l'ANPAA,
de la LMDE, de Prev'en
ville, et l'équipe de réalisation du DVD
de prévention intitulé " Gus " :Christian
Portron (réalisateur), Emmanuel
Paugam (animateur culturel), Christophe
Moreau (sociologue)
Eviter
un message trop généralisant qui induit fréquemment
la posture de " je ne me sens pas concerné ".
C'est l'un des objectifs d'un documentaire pédagogique
de prévention intitulé " Gus " : 10 sites
de tournages en Bretagne, 200 jeunes participant au contenu, 5
profils de fêtards inspirés des recherches de Christophe
Moreau, des groupes de jeunes que l'on suit dans leurs pratiques
festives et qui témoignent de leurs rapports à la
fête, à l'alcool et aux autres. Un dvd qui sera diffusé
exclusivement lors de soirées débat avec des adultes
relais formés pour faire parler les jeunes de leurs propres
pratiques et des risques qu'ils prennent. Ce débat permettra
de mieux comprendre les enjeux de l'approche relationnelle dans
la prévention, par contraste avec des méthodes basées
principalement sur la transmission de connaissances, ou d'autres
plus moralisatrices
Le dvd est produit par l'Association Adrénaline
et Candela Production, avec le soutien du Conseil Régional
de Bretagne, la DDASS 56, le Conseil Général du
Finistère, la DREAL Bretagne, la Mutualité Française.
Il fait l'objet d'une convention avec le Rectorat d'Académie
afin de faciliter l'implication des lycées publics qui
le souhaitent, dans le tournage et la diffusion du dvd.
14h30/17h30
Salle de la Cité, 10
rue St Louis, métro Ste Anne,
Entrée libre
Rencontre régionale "Les
cafés cultures, la pratique amateur et l'aide à
l'emploi artistique" en partenariat
avec Culture Bar Bars, Spectacle vivant en Bretagne et le Jardin
Moderne
avec David Milbéo de Culture
Bar-Bars, Denis Taillédec
du Pôle de coordination des acteurs Musiques actuelles en
Pays de Loire et les représentants des partenaires de la
plateforme nationale à l'origine du dispositif...
La plateforme nationale des cafés cultures est un espace
de négociations qui a réunit pendant deux années
autour de la table : le Collectif Culture Bar-Bars, le SNAM (Syndicat
National des Artistes Musiciens) CGT, l'UMIH (Union des Métiers
et Industries de lHôtellerie), la Ville de Nantes
au nom de l'association des Grandes Villes de France, les Régions
Pays de Loire et Aquitaine, le Pôle et le RAMA (Réseau
Musiques Actuelles en Aquitaine). Les ministères de la
Culture et de l'Intérieur participent également
aux échanges.
La
plateforme s'est donné comme objectif une nouvelle règlementation
"applicable" des activités culturelles dans les
bars. Ses travaux ont aboutit à la mise en place dès
2011 d'un dispositif d'aide à l'emploi d'artistes dans
les cafés cultures (cafés ou restaurants de type
N de Vème catégorie proposant occasionnellement
ou régulièrement une offre culturelle). Le dispositif
crée une fondation financée par les collectivités
et des fonds privés.
L'aide s'adresse aux employeurs et sera proportionnelle au nombre
d'artistes salariés : de 20 % des cotisations sociales
prises en charge par la fondation pour 1 artiste salarié,
à 120 % pour 6 artistes (ou 5 artistes + 1 technicien).
La notion de territoire est importante puisque les interventions
se feront en fonction de l'apport des collectivités. Plus
celles-ci alimentent la fondation, plus le nombre d'interventions
du dispositif sera important sur leur territoire.
La plateforme est également parvenu à un accord
sur les conditions de la pratique amateur dans les cafés
: pas de recettes liés au spectacle (pas d'entrées
payantes ni majoration sur les consommations), et pas de publicité
sur le nom de l'artiste ni com professionnelle.
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Véronique
Nahoum Grappe
anthropologue
École des hautes études en sciences sociales, CNRS
Paris

vidéo
à voir :
Conférence
"Temps
de la fête, temps de l'ivresse..."
le 24/09/2009 aux Champs Libres à Rennes
Dernier
ouvrage

"Vertige
de l'ivresse, Alcool et lien social "
Sorti en Avril 2010
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